Notre histoire

Casa Coton est née d’un aller-retour permanent entre deux pays. D’un côté la France, où j’ai grandi. De l’autre le Portugal, celui de mes parents, de mes étés et de la langue qu’on parlait à table. Cette maison est ma façon de faire tenir les deux ensemble.
Derrière les montagnes
Ma famille vient du nord du Portugal, de la région de Bragança. En portugais, Trás-os-Montes veut dire « derrière les montagnes », et on appelle aussi ce coin la Terra Fria, la terre froide. Ce n’est pas une jolie formule : là-haut, l’hiver arrive tôt, le vent descend des plateaux et la neige n’a rien d’un événement.
Dans un pays comme celui-là, la laine n’a jamais été un choix esthétique. C’est ce qui vous tient chaud. On tricote parce qu’il le faut, on répare plutôt que de jeter, et à force de répéter ces gestes, on finit par les faire admirablement bien. C’est de là que je viens, et c’est probablement pour ça que la maille m’a toujours paru être la chose la plus normale du monde.
Grandir entre deux pays
J’ai grandi en France, dans une maison portugaise. Deux langues qui se répondaient d’une pièce à l’autre, une cuisine qui sentait le pays, et cette façon très portugaise de considérer que la famille est une affaire de tout le monde en même temps.
Et puis il y avait le mois d’août. Les valises commencées bien trop tôt, la route interminable, et l’arrivée. Ces étés-là ont fait plus que me faire aimer le Portugal : ils m’ont appris à le regarder. À remarquer comment les choses y sont faites, et par qui.
Les bébés y sont tous habillés en maille
C’est une chose que l’on remarque immédiatement quand on arrive là-bas, et qui ne vous quitte plus : au Portugal, les bébés sont habillés en maille. Le petit gilet à boutons de nacre, le bonnet assorti, les chaussons tricotés, la couverture qui a déjà servi à un cousin avant lui. Ce n’est pas une mode saisonnière, ce n’est pas un style. C’est une évidence, transmise sans qu’on ait besoin d’en parler.
J’ai toujours adoré ça. La douceur du geste, la sobriété des couleurs, cette élégance tranquille qui ne cherche jamais à en faire trop. Un bébé portugais en maille, c’est un enfant qu’on a pris le temps d’habiller.
Chez nous, on n’habille pas un bébé en maille pour faire joli. On l’habille en maille parce que c’est ce qu’on sait faire de mieux.
Tomber amoureuse d’un savoir-faire
En grandissant, mon regard d’enfant est devenu un regard exigeant. J’ai commencé à retourner les vêtements, à regarder l’envers des coutures, la régularité d’un point, la façon dont un bord-côte reprend sa forme après avoir été étiré. C’est là que le Portugal cesse d’être un souvenir d’été pour devenir une évidence professionnelle.
Le nord du pays fabrique du textile depuis très longtemps, et il le fabrique bien. Une filière ancienne, des exigences européennes en matière de sécurité et de matières, et des finitions que l’on reconnaît au premier coup d’œil.
Le cadeau qu’on ne trouvait plus
Enfant, c’est ma mère et ma grand-mère qui me rapportaient ces vêtements-là. À chaque séjour au Portugal, elles revenaient avec une pièce en maille : élégante, sobre, intemporelle. Le genre de vêtement qu’on garde.
Et puis l’âge est venu où ce sont les autres qui ont des enfants. Beaucoup de cadeaux de naissance à faire, et à chaque fois la même impasse : impossible de retrouver en France ces pièces-là, cette maille-là, fabriquée là-bas. C’est très exactement de ce manque qu’est née Casa Coton.
Quelques jalons
Une petite fille en gilet de maille, sur le canapé de la maison familiale. C’est la photo en haut de cette page.
Chaque mois d’août, la route jusqu’au nord du Portugal, et toujours une pièce en maille dans les valises du retour.
Casa Coton, entre le nord du Portugal et un atelier parisien.
Des premières semaines aux premières années
J’ai choisi de ne pas me disperser. Toute mon attention va aux tout-petits : des coupes larges, des coutures plates, des pressions qui ne marquent pas la peau, et des matières choisies pour être portées à même le corps.
Trente ans, et une décision
J’ai trente ans. À un moment, cette double appartenance a cessé d’être une histoire de famille pour devenir une envie très concrète : proposer aux parents d’ici ces mailles-là, avec le même soin qu’on y met là-bas.
C’est ce qu’est Casa Coton. Une sélection de pièces en maille fabriquées au Portugal, choisies une à une, et un atelier, à Paris, où je brode au prénom celles que vous voulez rendre uniques. Un prénom sur une première maille, c’est une pièce qui ne se transmet plus tout à fait comme les autres.
Ce n’est pas une marque qui raconte le Portugal. C’est une marque qui en vient.
Vous pouvez voir comment se passe la broderie du prénom, étape par étape.
Precilia